Le sujet de recherche du mémoire "Amélioration du RSB en sortie d’aides auditives" s'est fondé sur la lecture d'un poster de Christophe Lesimple, alors chercheur en audiologie clinique au sein de Bernafon. Il a depuis intégré le groupe Sonova pendant la rédaction du mémoire.
Ce poster est intitulé :
"Hearing aid performance characterized by apparent SNR estimation to predict speech intelligibility in noise with hearing impaired listeners"
que je traduirais par :
"Performance des aides auditives caractérisée par l'estimation du RSB apparent pour prédire l'intelligibilité de la parole dans le bruit par les malentendants".
Xavier Delerce en avait fait le sujet du fameux article de blog "Les Aventuriers de la cible perdu". Cette notion de "Target Loss", présente dans les deux sources et que j'ai traduit par "perte de gain cible", représente la difficulté - à cause de la compression - à maintenir un gain correct sur le signal dans des situations peu bruyantes.
Christophe Lesimple faisait cette conclusion :
"The SNR range where the test HA reduces the target loss corresponds to the SNR range where the differences in intelligibility are maximized."
Ce qui donne :
"La gamme de RSB dans laquelle l'aide auditive testée réduit la perte de gain cible correspond à la gamme de RSB dans laquelle la différence en intelligibilité est maximisée."
Cette légère ambivalence sur la signification du terme "Target Loss" a été le déclencheur de mes recherches, pour en savoir plus.
Plan du mémoire
Ce n'est qu'en élargissant mes recherches sur la base PubMed que j'ai décidé de synthétiser le sujet autour de l'amélioration du RSB. Il en ressortait :
- une immense quantité de résultats,
- des conclusions très variables et subjectives,
- peu de standard dans les méthodes.
La question du "Target Loss" est logiquement devenue une sous-partie du plan.
Amélioration du RSB en sortie d’aides auditives :
Pourquoi – pour quelles raisons physiologiques la cherche-t-on ?
Comment – par quels moyens techniques y parvient-on ?
Combien – quelles sont les métriques cliniques et techniques utilisées pour la mesurer ?
Jusqu’où – quelles en sont les limites objectives et subjectives ?